• Ici prochainement
film expérimental
dans le cadre du festival In Cité #9 - arts visuels et espace public - de La Fourmi-e
Rostrenen, Côtes d'Armor, mars à juin 2024
... sembler appartenir au quotidien de l'endroit,
en demeurant anonymes et dans une apparente normalité, opère des inattendus
dont les récits se forment au gré des attentions, des interrogatoires, des échanges de chacun à sa façon ...
... que notre présence soit soulignée par des traces graphiques, sur les murs, sols, supports possibles,
et de la construction au fur et à mesure des instants et aléas créés ...
... toujours rieurs à l'idée de réduire autant qu'on peut l'écart entre l'art et la vie ...
→ https://vimeo.com/video/1005730578
![]() |
|
terrain vague caméra et son pied bottes caravanes pluie pioche marteau mare canards (faux) roulements à billes bulles bretteurs souffleurs tondeuses grosse et petite pluie airbags poudres de craie colorées artificier patience pluie poutres grosses et petites casque jaune primeure au contexte brouette chaises de jardin vitalité exacerbée casque rouge gestes spontanés questions troubles espaces désaffectés ou transitoires matériel de camping abris trois kilomètres de rubalise plans inclinés pluie pluie pluie piquets esprit de cigale signalétiques opinels bavures désastres bruitages pratiques univer-salissantes intempéries imprévisions incidents attentions |
Un chantier poétique, non fonctionnel, débordant, drôle. L’image d’un chantier ou un chantier en une image : leur travail forge une représentation plus fascinante et prenante, plus drôle aussi que la réalité d’un aménagement ou d’un édifice. À la fois perçue comme zone de risques, de nuisances, parsemée de matériaux bruts et disparates, le chantier attise en même temps curiosité et intérêt : on se penche volontiers pour regarder ce qui se joue entre les palissades de protection de cet espace, qui s’inscrit résolument comme un espace passager, provisoire, en devenir : un espace de l’art donc, et territoire du possible. Pour Denis Colin et Erwann Babin, ériger le contexte d’un chantier réel — un futur hôpital de jour de l’AHB — en chantier fictif et burlesque où alternent performances quotidiennes, maladresses et accidents, c’est ainsi démultiplier son potentiel symbolique en réengageant son esthétique au service d’une zone de création libre et dénuée de tout utilitarisme. Une zone où se croisent, se heurtent et se côtoient fortuitement tréteaux, rubalises et bétonnière, comme ont pu se rencontrer machine à coudre et parapluie sur une célèbre table de dissection.
C’est surtout articuler à l’espace public de la ville de Rostrenen et sa population l’espace-miroir de sa vivacité et de ses imaginaires, matérialisant ainsi la mission de l’association la Fourmi-e pour son territoire :
inspirer et activer les partages dans la poésie, la dérision, la bienveillance. »





